mardi 27 juillet 2010

Désintoxication

Ce soir, je triche un peu et je réalise que ce message qui devait prendre l'affiche lundi n'a pas été publié... Alors avec quelques jours de retard, le voici! De retour dans quelques jours.

Il y en a qui font des cure au vinaigre de cidre, d'autres en ne mangeant que du cru, en coupant l'alcool, la télévision, les sucreries, etc... Bref, il y a toutes sortes de désintoxications !


Pour ma part, je vais (essayer) de prendre du recul avec mon ordinateur personnel, ma boîte de courriels, Facebook et ce blogue pour les prochains jours. Nous sommes officiellement en vacances et cela se prête bien au jeu. Nous allons nous promener ici et là, sans obligation... Et ça, c'est merveilleux. Pas d'orthophonie. Pas d'ergothérapie. pas de physiothérapie. Pas de psychothérapie. Pas de travail. Pas de CPE. Pas de camp de jour.


Juste du plaisir, du repos, du temps et surtout du bon temps! Des petites activités,


Je sais que le besoin d'écrire sera présent, mais je vais traîner avec moi un carnet et des crayons, prendre des photos et surtout, profiter du moment présent (même si ma tête s'emballe des fois).


Laissez-moi des messages, des questions, des idées, je vous répondrez à mon retour...







Je sais aussi que je vais m'ennuyer, j'aime le net et toutes ces possibilités et quand je serai à côté de mon ordi, ça sera difficile de ne pas l'ouvrir, mais le défi me plaît et je pense que cette cure de désintoxication ne sera qu'une bonne chose pour moi.




Allez Mamanbooh, décroche!!!







*Psst! Bonnes vacances!







dimanche 25 juillet 2010

-Ce moment...-

{ce moment} - Un rituel du vendredi par Soule Mama et M comme Maman du côté francophone. Une seule photo - aucun mot - capturant un moment de la semaine. Un simple, spécial, extraordinaire moment. Un moment que nous désirons capturer, savourer et se rappeler pour toujours. Si vous êtes inspirées à faire la même chose, laissez ici un lien vers votre 'moment' dans les commentaires pour que tous puissent aller le voir sur votre blogue.

vendredi 23 juillet 2010

Vendredi merci - merci la -*DYSPRAXIE*-


C'est bien la première fois que je suis capable d'être reconnaissante envers cet handicap invisible dont mes enfants sont atteints (je dois m'habituer à dire "mes", maintenant que Fiston a aussi un diagnostic).


Les difficultés nous font grandir, on apprend, on chemine, on a été choisie, nous n'avons que les épreuves que nous sommes capables d'affronter, des cadeaux mal emballés, etc... Il y a plein de belles façons de voir les choses, d'essayer que cela soit plus facile, acceptable, mais de là à dire merci, il faut atteindre une grande sagesse et je n'y suis pas encore.


Sauf que...


... La dyspraxie, le besoin d'en apprendre plus sur ce sujet, de rencontrer d'autres enfants et d'autres parents qui vivent avec au quotidien, de parler le même langage quelques minutes par semaine, le bonheur de ne pas avoir à expliquer qu'est-ce que ça mange en hiver et de partager de nouveaux trucs, une ressource trouvée sur le net, les besoins de l'autre enfant, du conjoint, une activité d'ergothérapie, un cours le samedi, etc... Font que depuis environ 18 mois, j'ai rencontré de nouvelles mamans avec qui je partage cette réalité et hier, pour la première fois, j'ai même accueilli 3 d'entre elles avec leurs enfants pour une fête comme dirait Fiston.


Au programme: baignade, jeux de sable, bulles, hot-dog, maïs, crudités, fruits et beaucoup de liberté. Ma maison est petite, un peu démodée et surtout encombrée et je n'osais pas faire d'invitations, mais il faisait beau et chaud, Papabooh! était même de la partie "responsable du BBQ", alors que mes beaux-parents en vacances chez nous m'ont grandement aidée avant. Le menu était simple, les enfants se sont découverts des affinités tout en respectant les rythmes de chacun.


Il y avait une "veille de crise", mais comme à la météo, la soirée est passée sans orage... Ce fut vraiment agréable et ce matin, à mon réveil, j'étais encore pleine de joie en pensant à hier.


Sans la dyspraxie, je n'aurais jamais rencontré ces personnes et été en contact avec les handicaps, les différences et les allergies. La seule raison qui explique cette association, cette rencontre, c'est la dyspraxie...


Alors, je lui dis merci! Merci la dyspraxie, merci l'handicap, merci vendredi!


* Il y a aussi plusieurs autres mamans rencontrées ici, au centre de réadaptation, chez l'ergo, à l'école, lors d'une conférence ou ailleurs et un jour, je souhaite bien toutes vous inviter à un petit café, une soirée sympa pour décompresserentre amies et créer des liens. Ça vous intéresse?


**Avec ces 3 mamans, nous avons créé un blogue sur la dyspraxie et avons d'autres petits projets qui sont en train de cheminer...

mercredi 21 juillet 2010

Abécédaire des... Bisous!

Mon fils et moi avons inventé plusieurs bisous pour les matins plus difficiles. Comme nous n'avons jamais trop de ressources pour chérir nos petits trésors, je vous offre donc notre abécédaire. Il n'est pas complet et si pouvez nous aider ou nous offrir d'autres suggestions, ne vous gênez surtout pas... Des bisous, ça n'use pas, alors, lâchez vous lousse.

A dorable comme quand deux jeunes enfants se donnent des câlins et des bisous

B aveux (vous avez vraiment besoin de détails?)

C ollant, qui goûte le jus, la crème glacée, le chocolat, etc...

D inausore , on le fait à distance, avec la main accompagné d'un "arg..." soufflé! Un des préférés de mon fils, il se place derrière une fenêtre et on se fait notre bisou. Dans un stationnement, les autres parents me regardent parfois d'une drôle de façon, mais j'assume!

E ncore! Encore!

F ou, fou , fou sur le bedon, dans le cou, sous pieds, etc...

G allant, ceux de Fiston en ont à montrer aux plus grands! Il prend son temps, place mon visage avec ses petites mains et me regarde intensément.

H iver, comme quand on se donne des bisous en se frottant nez à nez comme les inuit

I noubliable, le premier qu'on offre à bébé qui vient tout juste d'arriver, tout chaud, encore collé, mais si beau, si intense!

J uteux, plein de lait, de jus, d'eau, etc...

K i t, qui arrive deux par deux, trois par trois, pour chaque poupée, chaque toutou

L ong, qui ne finit plus, comme avant d'aller au lit, pour étirer le temps avec maman ou papa

M al, qui nous blesse les lèvres quand nous les recevons (eux, je ne les aime pas!)

N on! Ceux qu'on doit refuser... Pour "X" raison: retard, mauvais moment, etc...

O reille, ça chatouille!!!

P ressé, quoi, c'est déjà fini?

Q u'on ne peut oublier... Avant une opération, un IRM, un scan, un départ, etc...

R êver (...)

S piderman, je pense demander un Copyright pour celui-ci. Un autre bisou très populaire, inventé juste pour mon fils, avec la petite main qui se tend pour envoyer un bisou comme une toile d'araignée de son héros préféré.

T out oublier! Le boulot, les tracas, le souper, on oublie TOUT, tout, tout avec ce bisou!!!!

U rgent! Ça ne peut pas attendre, sinon, c'est la crise....

V olé, on le prend rapidement sinon, on a rien!

W

X xxxxxxxxx, etc...

Y

Zzzz... Quand ils font dodo, si beaux, si calmes et paisibles. Des fois, ces bisous-là nous font vraiment beaucoup de bien, surtout pendant les périodes plus difficiles....


Alors, vous avez des idées pour enrichir notre liste? Allez, laissez-vous aller, ça va nous aider à passer de beaux petits moments... Et le plus merveilleux là-dedans, c'est gratuit!!!

Sur ce, je vous envoie plein de XXX ...

mardi 20 juillet 2010

Les pieds dans la merde...


Aujourd'hui, je vous ouvre un côté de moi plutôt intime...

Ce matin, je me suis retrouvée en bien mauvaise position, deux fois plutôt qu'une et s'il est vrai que quelqu'un qui est plein de merde est en fait très chanceux, attention, je risque de gagner gros les prochains jours!

Alors, suite à une vie d'aventureuse un peu compliquée (amides, c. difficile et stress) j'ai gardé une certaine sensibilité intestine. Et quand je dois aller aux toilettes, c'est sérieux. Au retour du CPE, j'ai senti l'urgence de la situation: j'avais terriblement envie. J 'ai même appelé Papabooh! (qui travaille de la maison), pour m'assurer de la disponibilité des lieux.

Heureusement, je me suis rendue à temps, sans accident. Quand j'ai actionné la chaîne de la toilette, l'eau a commencé à monter, monter, monter et...

Rien. J'ai coupé l'eau. Ça arrive souvent chez nous, je savais quoi faire. Mais, quand j'ai cru que la catastrophe avait été évitée, le déluge est arrivé. J'avais les deux pieds dedans, il y avait de l'eau partout. Il y avait aussi... Humm. Je vous laisse imaginer le reste!

- Est?/456"/$32@£¢£@3$6U DE tabar)(*&?%$/% de*&?% cal!"/\±@ de merde!!!!

De son sous-sol, Papabooh! entendait comme un grattement. C'était l'eau qui gouttait sur son système de son. Un vrai dégât d'eau. Heureusement, il a eu la bonne idée de ne pas s'en mêler et de rester en bas pour s'occuper de la partie inférieur du problème. Grrr...

Quand j'ai réussi à tout éponger, je suis allée chercher le seau, la mop et l'eau de Javel pour tout désinfecter. J'ai enlevé mes nouveaux capris foncé pour ne pas les abîmer et je me suis mise au travail. Dernièrement, Fiston avait eu beaucoup de plaisir avec la mop et cette dernière avait maintenant un angle des plus artistiques. Je ne m'en suis pas méfiée, mais quand j'ai voulu la tordre, ce fameux angle a finalement fait renverser mon sceau par terre. Grr...

O.M.G!!! La madame était pas contente!!! J'ai rapidement enlevé ma nouvelle camisole et je l'ai lancé sur les capris et en sous-vêtements, une course contre l'inondation a commencé. Mes dernières serviettes y ont passé. Mais pourquoi ne sont-elles pas toutes blanches? Je les voyais changer de couleur, se décolorer au fur à mesure que je les utilisais. Misère!

Pathétique, à genoux, en sueurs, en bobette-beige-laide et en brassière-noire (que j'ai finalement enlevée elle aussi pour ne pas la tâcher!), je marmonnais ma colère, me demandant à qui ça pouvait bien arriver ce genre d'histoire...


Mais, à Mamanbooh! Voyons!


*Caca rime avec? Dégât. Deux gros dégâts....
**Note à moi-même, acheter une nouvelle mop! Et des billets de loto.

lundi 19 juillet 2010

Pas de chicane dans ma cabane!

Pas de cochon de mon salon. Pas de baboune dans ma minoune! (...)

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Pas pire hein!?! Nous avons une veille Mazda, c'est l'auto de Papabooh! et quand nous sortons en famille, c'est elle que nous prenons parce qu'il a un faible pour les belles japonaises. Elle commence à donner des signes de fatigue: de la rouille, des bruits mystérieux et même un certain essoufflement, mais on l'aime.

On a un faible pour les vieilles choses, pas les belles vieilles choses qui valent beaucoup d'argent, mais plutôt pour celles qui sont réconfortantes comme les vieilles pantoufles en phentex, un vieux pantalon de pyjama, mon vélo payé avec ma première paye de sauveteur (j'avais 16 ans), une tasse préférée (premier cadeau de Papabooh!), un verre solitaire venant de ma grand-mère, une veste, etc...

Donc, l'appellation de minoune est à envisager et comme je suis parfois entourée de M. Grognon, M. Grognon Jr et Mademoiselle Scarlett, j'ai eu une illumination en attendant mes enfants se plaindre, entre deux faces de boudins et des "Pas cochon saon! Pas caban, pa chican".

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Pas de cochon dans mon salon,
pas de chicane dans ma cabane et ...
Pas de baboune dans ma minoune!

C'est un gros succès, ça désamorce les crisettes et on repart sur une note plus joyeuse. Après tout, comme on souhaite garder notre vieille minoune encore plusieurs années, on est mieux de commencer à rire d'elle tout de suite! Ça vous plaît?

Guide pour l'intégration des enfants handicapés


Voici une autre trouvaille, gratuite, disponible sur le net, 20 pages, pour l'intégration scolaire des enfants handicapés:




* Sur la photo, ma fille de presque 6 ans (dyspraxique et épileptique), qui commence sa première année en septembre, dans une classe à effectif réduit.

samedi 17 juillet 2010

Je me fais plaisir...



Déjà 400 billets, de tout, de rien, de ma vie de maman, de ma vie de femme (pas assez souvent!), de mes expériences de parent-thérapeute qui a des des enfants avec de beaux extras, de mes trouvailles, mes coups de gueule, mes coups de coeur, etc...


Aujourd'hui, j'ai le goût de me faire plaisir et ça se traduit par des collages réalisés avec Picnik de mes trésors les plus précieux: mes enfants. Je réalise depuis le week-end dernier qu'il y a plusieurs façons d'être créative: en écrivant, en photographiant, en faisant des collages et en trouvant des solutions aux problèmes du quotidien.
Mon fils va à sa première fête de petite amie, TOUT seul; mon cellulaire est ouvert et j'arriverai en courant s'il sonne. Je vais aller bruncher avec une personne très importante: moi. Ma fille passe du temps avec son papa, un bon gros livre m'attend depuis une semaine, il me fait de l'oeil, m'appelle et c'est aujourd'hui que je me promets de m'y mettre; mes vivace vont peut-être enfin avoir un peu de mon attention, mon petit jardin déborde. J'ai été intimidée par la petitesse de mes plants et comme une vraie novice, j'en ai trop mis. Je vais me baigner et passer une belle journée.
J'ai découvert un petit plaisir tout simple dont j'avais oublié l'existence: aller sur mon patio derrière ma maison quand les enfants sont couchée, m'installer dans ma chaise longue et lire, écouter les oiseaux, regarder autour de moi et relaxer. Cette petite heure passée dehors toute seule, me semble tellement plus longue qu'une autre passée à l'intérieur...

Dyspraxie verbale


Mes deux trésors sont arrivés avec un petit plus qu'on nomme dysapraxie verbale. C'est un trouble neurologique, qu'on nomme handicap invisible parce qu'à première vue, on ne le voit pas. Mais on l'entend assez rapidement! Il vient souvent avec des extras: d'autres dyspraxies (visuo-spatiale, motrice globale et/ou fine, etc), troubles associés (dyslexie, hyperactivité, etc...), défenses sensorielles et alouette...


Hier soir, par courriel, j'ai reçu un cadeau, on était Vendredi Merci après tout! Un dépliant d'information sur la dyspraxie verbale qu'on peut offrir aux adultes qui travaillent avec nos enfant, aux amis et à la famille. Je pense que je vais en distribuer à tout le monde, tout partout ou je vais passer.


La bonne nouvelle, c'est que c'est gratuit, disponible sur le net et on peut même en commander!



jeudi 15 juillet 2010

- Ce moment...-


{ce moment} - Un rituel du vendredi par Soule Mama et M comme Maman du côté francophone. Une seule photo - aucun mot - capturant un moment de la semaine. Un simple, spécial, extraordinaire moment. Un moment que nous désirons capturer, savourer et se rappeler pour toujours. Si vous êtes inspirées à faire la même chose, laissez ici un lien vers votre 'moment' dans les commentaires pour que tous puissent aller le voir sur votre blogue.

C'est la 3e fois que je renomme cette photo, mais je trouve qu'elle illustre parfaitement -Ce moment-... J'avais juste oublié de faire le lien! Pour les curieux, la photo en haut à gauche représente mon pied, dans l'eau..

mardi 13 juillet 2010

Une retraite créative ça ressemble aussi à ...



















Et quand on revient, de petites choses nous habitent, des idées se bousculent, des choses acquises sont remises en question. Pourquoi on fait telle chose de telle façon? Comment arriver à faire de petits changements dans notre quotidien?
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J'aime beaucoup mes photos, je les regarde plusieurs fois par jour depuis mon retour. Elles me transportent. Je suis aussi revenue avec deux livres dont un que je vais vous présenter bientôt et qui me fait beaucoup de bien. On dirait qu'il a été écrit juste pour moi.
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Mon quotidien est toujours le même, mais ma façon de l'aborder est différente. Je savoure mon café, il est mystérieusement meilleur que celui de la semaine dernière (c'est pourtant le même sac!).
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J'en fais moins, mais je suis plus efficace en même temps...






Une retraite créative, ça change pas le monde, sauf que...














  • Je suis revenue détendue, ayant fait le vide de larmes, le plein de rire et planant d'un certain équilibre
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  • J'ai rencontré des femmes inspirantes, belles, authentiques et généreuses
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  • J'ai découvert un site merveilleux, que je ne savais même pas qui existait, où l'Homme cohabite dans le respect de la nature http://www.entrecimesetracines.com/coordonnees.html
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  • J'ai renoué avec ma créativité, j'ai pris le temps de découper, coller, dessiner et écrire, à la main, dans le calme, seule et entourée en même temps. J'ai même joué avec la peinture à l'eau, je me suis sali les doigts avec des pastels, quel bonheur...
  • J'ai pris le temps de me poser des questions et ce qui est encore plus merveilleux, d'y répondre!

  • Je suis allée au delà de mes barrières personnelles, de mes peurs, de mes mécanismes de défenses (efficaces) pour n'être que moi

  • J'ai fait le plein de nature, les pieds dans l'eau, les cheveux au vent, les oreilles pleines de musique relaxante pour laquelle je paye habituellement: oiseaux de toutes sortes, insectes, pluie et même le tonner


  • J'ai redécouvert le noir absolu, celui qui est aussi profond les yeux ouverts que fermés


  • Je me suis rappelée qu'avant d'expirer, il faut savoir respirer, que je suis une personne importante, que la vie nous envoie parfois des cadeaux mal emballés, mais si précieux, que je dois faire confiance, avoir confiance et me faire confiance, parfois même me remettre à des forces supérieures

  • Je me suis même entrevue dans 5 ans...


  • J'ai dormi si profondément qu'on m'a réveillée plusieurs fois de suite dimanche matin, continuant à rêver, dans mon grand lit pour moi toute seule


  • Je suis revenue plus ouverte, positive et hier, lors des r.v. de ma fille, j'ai pris ces moments comme des cadeaux, des temps d'arrêts et non des corvées. Nous avons passé une très belle journée toutes les deux.


  • Avec mon fils, j'ai joué de bon coeur aux toutous, alors que la cuisine m'appelait, improvisant des personnages devant les grands yeux surpris de mes enfants


  • Ce matin, je n'ai pas cédé devant la morosité générale, gardant ma bonne humeur et proposant des solutions qu'on va mettre en application dès ce soir! (c'est si simple des fois)


  • J'ai trouvé la force pour régler une situation qui me préoccupait depuis des mois, mais que je n'osais aborder


  • J'ai pris le temps de respirer avant de me lever...

Il n'y a pas dire, une fin de semaine, ça change pas le monde, sauf que ça change notre perception face à ce monde... Imaginez-une semaine, j'en rêve!

mercredi 7 juillet 2010

Par un bel après-midi au centre de réadaptation...

Aujourd'hui, Fillette avait une activité spéciale au centre de réadaptation: une thérapie de groupe de deux heures sous forme de fête avec ergothérapeutes, orthophonistes et physiothérapeutes ainsi que des enfants de 4 à 8 ans, tous handicaps physiques confondus. J'en reviens troublée...



Quand on parle de la dyspraxie motrice, on dit souvent que c'est un handicap invisible... Au premier regard, si ma fille est immobilisée, rien ne cloche vraiment. C'est quand elle commence à bouger qu'on réalise que quelque chose ne fonctionne pas bien. Une gaucherie ou une maladresse, qui pourrait nous faire rire chez certains personnages burlesques, un look négligé, les souliers à l'envers, de grands yeux très expressifs, un manque d'équilibre et de force chez certains muscles... Puis, si on pose une question, ça se complique: Camille commence seulement à parler un "peu" et elle aura bientôt 6 ans.

Comme un certain neurologue me l'a déjà dit: "votre fille est belle, elle ne bave pas, elle n'est pas en chaise roulante ni gavée"... J'avoue qu'à l'époque, j'avais été très choquée par cette remarque en ayant seulement le goût de lui répondre: " ouin, pis après? Ça fait pas moins mal, notre vie n'est pas moins compliquée par les thérapies, la lourdeur du système, les tracas financiers, les démarches, l'éloignement de mon couple, les angoisses pour le futur, merde, j'ai mal!!!!".

Bon, je suis plutôt retournée chez moi pour pleurer un bon coup. L'handicap est là, mais invisible, on oublie certains aspects. On continue à fréquenter d'une à trois fois semaine le centre de réadaptation en déficience (beurk, je déteste ce mot) motrice, on va dans une classe spécialisée et on fait notre petit bonhomme de chemin.

Puis, un après-midi, l'équipe du centre organise une thérapie de groupe (une heureuse initiative) et pendant la 2e partie, les parents se retrouvent ensemble et tranquillement, ils commencent à jaser, à se questionner, à se reconnaître, à s'échanger des informations, des trucs et tout à coup, le vice de l'handicap te happe violemment.

Avec ta fille, il y a deux ou trois enfants qui ont la paralysie cérébrale, une autre dysprasique, un petit bonhomme qui se promène en fauteuil roulant d'une activité à l'autre, un garçon atteint de nanisme, plusieurs enfants qui ont une ou deux attelles, deux jeunes garçons paralysés du même côté, une belle grande fille qui suite à une erreur médicale se retrouve avec de multiples problèmes, etc...

Ils sont tous beaux, les yeux vifs, courageux, patients, travaillants et HANDICAPÉS. Ils sont ensembles parce qu'ils reçoivent tous des services au centre de réadaptation, ils ont tous une histoire qui pourrait nous faire venir les larmes aux yeux. Leurs parents aussi ont en commun bien des choses avec Mamanbooh! Certains ont découvert que quelque chose n'allait pas à la naissance (peut-être même avant!?!), d'autres comme nous, un peu plus tard.

Et aujourd'hui, assis avec eux à boire du jus et à manger des raisins (détails inutiles qui ont le dont de devenir importants parfois), tu réalises que même si c'est INVISISBLE, l'handicap de ton enfant est aussi important que ceux nommés plus haut. Le sérieux de la chose vient de monter d'un cran, la boule dans ta gorge aussi. Et, ça fait mal. Encore. Et, c'est pas fini.

La seule chose qui diffère, c'est que chez certains, le mot handicap est le premier qui nous vient en tête lorsqu'on les croise et que ça explique bien des choses alors que chez d'autres, on doit expliquer bien des choses pour qu'on comprenne l'handicap...
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lundi 5 juillet 2010

Une journée de congé!


Ce matin, pour une rare fois, j'étais en congé, toute seule, sans les enfants! Après un 48 heures au pays des princes et des princesses en mode mono parentale, j'étais bien contente de me retrouver seule.



Avec R.I.E.N. sur mon calendrier ni dans mon agenda, je me suis levée particulièrement de bonne humeur et j'ai préparé les sacs des enfants pour leur journée au CPE: Fiston avec ses bigoudis alors que Fillette fait parti d'un groupe d'anciens (amis-frères-soeurs) qui se retrouvent avec beaucoup de bonheur pour vivre de belles activités (ils y vont à temps-partiel, pas toujours les mêmes journées, thérapies obligent!).




Comme j'étais en congé, je me suis mise en maillot, je me suis crémée (mais, j'ai pas bien fait ma job, honte à moi, j'ai un coup de soleil au dos!), j'ai sorti une serviette, un livre et je me suis faite un grand pichet de thé glacé et je me suis allongée dehors sur ma super chaise, quelques minutes.




Comme j'étais en congé, je me suis dit qu'il était temps de faire changer mes pneus d'hiver, obligations toujours remises à la fin de ma liste de To Do. Je me suis donc rhabillée!



Comme j'étais en congé, j'ai vidé et serré les bagages, rangé les jouets, les livres, dvd et les lecteurs DVD portatifs (merci Tati Stéphanie!), trié le linge propre et mis au panier le sale, parti le lavage et je suis retournée sur ma chaise.



Comme j'étais en congé, j'ai avancé dans mes corvées de maison, j'ai plié deux petites brassées de linge, vidé le lave-vaisselle, fait la vaisselle, nettoyé la cuisine, puis, j'ai fait une petite saucette.



Comme j'étais en congé, j'en ai profité pour désherber mon jardin, mes plates-bandes arrières, mon tour de piscine, j'ai fini de transplanter mes annuelles (bien oui, là aussi, j'avais du retard), mes fines herbes et mes nouvelles vivaces puis, j'ai lu quelques pages de mon livre.



Comme j'étais en congé, j'ai décidé de faire ce que je remets toujours à plus tard: j'ai fait le ménage dans mes pots et mes sacs de jardinage, mes sacs de paillis, une partie du cabanon, le patio, le coin des enfants et celui de la piscine et j'ai fini en faisant la chasse aux pucerons puis, je me suis baignée.




Comme j'étais en congé, j'ai pensé préparer le retour des enfants et j'ai rempli la petite piscine, sorti de quoi faire une bataille d'eau et j'en ai profité pour aller chercher les enfants tôt après avoir préparé un lunch froid pour notre retour. Je me sentais un peu coupable d'être à la maison en vacances toute seule à rien faire. Quand ils m'ont vu, mes enfants étaient... Très déçus!!! C'était les jeux d'eau et ils avaient beaucoup trop de plaisir pour s'en aller à ce moment. Pas pressée, je suis donc restée avec eux le temps qu'ils jouent encore un bout. Après tout, j'étais en congé!



Il y a pas à dire, une journée de congé juste pour moi, à rien faire, j'adore ça! Mais, c'est pas si reposant que je pouvais le penser...

Il était une fois...

...Deux jeunes sujets de sa majesté qui sortirent de leur petit village de province pour venir visiter la ville Reine en espérant la voir. Partout, il y avait des tours, des châteaux et des toits qui brillent. Les jeunes voyageurs cherchèrent en vain une princesse ou un prince parmi toutes ces visites et ces découvertes, ne comprenant pas pourquoi il y avait autant de palais et même pas un chevalier pour les saluer!

Impressionnés par les ponts, les chutes, les sculptures, les canons et les grandes maisons, ils avaient les yeux bien ronds, surtout devant le bâtiment qui jugeait les "mal-méchants" et l'immense horloge que même les enfants de très loin pouvaient y lire l'heure du dodo. Ils arrêtèrent manger dans un Chalet (Swiss) dont le plafond n'était pas terminé et à la fin du repas, la dame leur servi un bol d'eau chaude avec une rondelle de citron, c'était bien gentil mais ils auraient préféré boire un bon verre de lait frais!

Quelle fut leur plus beau souvenir de cette journée magique dans ce lointain pays? Un parc d'enfant découvert sur le chemin du retour, avant de retourner dormir chez leur parente... Du beau sable, deux balançoires, des modules dont un offrant plein de nouveaux défis. C'était le plus beau parc! Ils y pasèrent la fin de la soirée, sympathisant avec les jeunes sujets du coin et oubliant complètement châteaux, princes et princesses pour devenir des traqueurs de monstres, des coureurs des bois et des super héros.

À la fin de la journée, ils s'endormirent épuisés, mais heureux. Repensant à ce Père Noël croisé en moto (il partait certainement en vacances!), à ces autobus à deux étages et à la bataille d'eau dans cette chambre de bain mystérieuse où lavabo-toilette-bain étaient tous... Verts (année 1972)! Leur maman les rejoingnit pour les protéger des 4 félins maîtres des lieux et tous dormirent comme des rois pour... Quelques heures!

Au retour, la faune et la flore locales alimentèrent maintes et maintes conversations sans parler des silos à grains, des tracteurs et des ruches croisés. Les "pourquoi" ne cessèrent qu'à la vue de la maison et les grands voyageurs retrouvèrent Papabooh et sa demeure, en lui narrant leurs aventures. Quand Mamanbooh eu enfin quelques minutes pour réfléchir, le constat du week-end fut des plus positifs, mais le grand succès remporté par le parc pour enfant la laissa songeuse... Elle qui rêvait d'un voyage à Walt Disney comprit que cela était encore trop tôt! Le monde qui l'entoure était déjà plein de magies et de découvertes et ses petits Booh n'en demandaient pas plus...

Ils vécurent donc un bel été, pour des jours et des jours de plaisir tout simple, non loin de leur demeure. Fin.

dimanche 4 juillet 2010

Se laver, ça n'a pas de prix...

... Mais le faire avec des fusils à l'eau, en pleine canicule, ça vaut bien 2 $, non? Essayez! Même les M. Grognon qui ne veulent pas se laver se laissent prendre au jeu. Et que dire de la bataille de fusils à l'eau avec Papabooh après notre escapade sans lui... Vraiment, un excellent investissement! L'essayer, c'est l'adopter!
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*Et ça me donne une autre sujet pour la dextérité fine, coordination oeil-main et motricité global...
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jeudi 1 juillet 2010

Polyglotte

Je suis une vraie polyglotte. Je n'ai pas fait d'étude en langue, mais j'ai quand même appris sur le tas comme on dit. Présentement, je parle et surtout, je comprends plusieurs langues. Certaines sont uniques et parlées par une seule personne, dans sont plus courantes et faciles à déchiffrer.

  • Il y a la langue de Fillette, la plus difficile et compliquée, qui se résume par quelques mots, sons, gestes et surtout, beaucoup de devinettes.
  • Il y a la langue de Fiston, plus riche, mais aussi compliquée à comprendre.
  • Il y a la langue de Papabooh, qui me demande de faire des devinettes, d'avoir l'oreille fine et de déchiffrer ses expressions à lui et ses silences.
  • Il y a la langue des services sociaux et de la santé où listes d'attente, constat d'impuissance lancement de balles entre les différents organismes qui se perdent en explications.
  • Il y a la langue des hauts fonctionnaires qui se traduit par des réponses politisées qui ne veulent rien dire, mais qui ont l'effet de me décourager.
  • Il y a le langage du système scolaire qui ne peut offrir les services adéquats dont mes enfants ont besoin pour plein de bonnes raisons et qui donne des situations aussi ridicules qu'une classe de langage sans service d'orthophonie (!).
  • Il y a le langage des émotions auxquels je suis particulièrement sensible...
  • Il y a le langage de mon corps que je commence juste à comprendre, et surtout à lui donner un peu plus d'attention

Il y a certaines autre langues que j'ai probablement oublié ce soir, mais tout ça pour vous dire qu'avec les années et mes enfants qui grandissent, je réalise que je suis une vraie traductrice pour mes enfants. Je pense que je mérite même une petite tape sur l'épaule! À 0.17$ le mot, je pourrais même bien gagner ma vie! Malheureusement, comme ce sont des langues uniques, je n'ai pas beaucoup d'acheteur...

Et vous, combien de langues parlez-vous?